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The Bureau: XCOM Declassified

12/07/2014 by MrOut - Bullet Tactic Time

Présenté pour la première fois en 2010, le spin-off  ‘The Bureau : XCOM Declassified’ s’annonçait à l’origine comme un FPS très éloigné de l’aspect stratégique qui avait fait le sel de la licence, en  1993 sur Amiga. Il faut croire que les nombreuses réactions houleuses des fans de la série ont fait prendre conscience à 2K qu’il fallait changer un temps soit peu la direction du projet. Il suffit de regarder la différence entre le jeu final et la première présentation pour s’en convaincre. Se revirement en cours de projet n’a pas été sans conséquence sur le titre, et vous allez comprendre pourquoi par la suite.

The Bureau: XCOM Declassified

En 1962, en pleine guerre froide, les Etats-Unis s’attendent à tout moment à se faire attaquer/envahir/infiltrer par les soviétiques. Les précautions maximales ont donc été prises en cas d’urgence. Le Bureau, structure paramilitaire indépendante, aux ressources quasi illimitée, est le dernier rempart face à une invasion ou une infiltration ennemies pour garder le contrôle sur le territoire de l’oncle Sam. Son Directeur, Faulke, prétend qu’une invasion est bel et bien en préparation, mais celle ci ne viendra pas de l’Est.
Vous incarnez William Carter, dont la première mission est de délivré une mallette, au contenu inconnu, au directeur du Bureau. Son contenu est censé confirmer ses dires. Malheureusement, la base ou vous vous situez se fait rapidement envahir, et les craintes de Faulke était fondé.

The Bureau: XCOM Declassified


Le FPS de 2010 s’est transformé à sa sortie, en août 2013, en TPS Tactic. Mise à part au début du jeu, qui fait office de tutoriel, vous serez toujours accompagner sur le terrain par deux agents. A tout moment, vous pouvez via la touche espace ralentir le temps afin de positionner vos agents, donner des ordres de tirs, de couverture, de soin, d’amélioration temporaire etc. Chacun de vos agents possède une classe, avec des attributs propres. L’ingénieur pourra déposer des mines et des tourelles de combats, le sniper pourra éliminer une cible à bonne distance d’un seul coup tout en distrayant un garde grâce à un hologramme pour finir par ordonner un bombardement sur une position ennemie. Les classes sont aux nombres de 4, plus une cinquième qui est seulement disponible pour Carter. Bien que les combats ne soit pas très compliqué, le BTT (Bullet-Tactic-Time(cherchez pas ailleurs, je viens de l’inventer)) s’avère très plaisant à utiliser et permet de créer une vraie synergie de groupe, un peu à la manière d’un Mass Effect. Le bestiaire ennemie n’est pas très étendu, mais l’appuie d’un vaisseau spatial pour les troupes ennemies vous donnera plus d’une fois du fil à retordre, surtout si vous vous essayez au mode de difficulté maximal. Au cours de ces joutes, vos agents gagnent de l’expérience leur permettant de débloquer ou d’améliorer leurs capacités. De temps en temps, vous trouverez également des caisses de ravitaillement sur le terrain, vous permettant certes de recharger vos armes, mais aussi de changer d’agent afin d’exploiter au mieux les capacités d’un agent à un endroit précis, même si techniquement, il est possible de finir le jeu sans jamais changer d’équipe.

The Bureau: XCOM Declassified


Après le combat, vous reviendrez au Bureau, d’où vous pourrez gérer vos agents et leurs équipements, ainsi que lancer des missions prioritaires, secondaires ou d’expéditions. Les missions d’expéditions ne sont pas jouées par vous directement. Vous choisissez un groupe d’agent dont le niveau de chacun est cumulé pour obtenir une somme de point, cette somme devra être égale ou supérieur à la valeur de la mission d’expédition. On retrouve bien une certaine patte XCOM dans cette gestion des agents et avec le BTT. Bien que ce soit nettement plus porté sur l’action que sur la tactique, entendons-nous bien.
 La direction artistique est quelques peu bancale. Certain environnement, terrestre ou extraterrestre, sont juste sublime. En jouant avec DirectX11, les effets d’ombres et de lumières sont très réussis, tout comme les explosions et autres lasers. Une grande majorité des textures sont également de bonne facture, mais ce quasi sans faute est entaché par une optimisation pas toujours au top, de nombreux bugs sur les visages, et quelques ratés ici et là. Mais dans l’ensemble, cela reste du très bon boulot. Je vous invite à regarder mon TumblR pour un vaste échantillon des décors que l’on retrouve dans le jeu.
Les voix françaises sont également correct (on a entendu bien pire après tout), mais le jeu vous permets de passer facilement en VOST, et c’est tout de suite nettement plus immersif, notamment car il n’y a plus de problème de synchronisation avec les lèvres.

The Bureau: XCOM Declassified


Mais à tous les niveaux, on sent que le titre n’a pas été à la hauteur de ses ambitions. Ou plutôt, qu’ils n’ont pas eu le temps d’aller jusqu’au bout de leurs ambitions. Cela peut paraitre paradoxal compte tenu de la durée de développement, mais il faut tenir compte du changement de direction.
Le jeu s’inspire énormément de Mass Effect, mais sans en avoir l’envergure. Les missions sont peu nombreuses, les interactions avec les personnages ou les bobines d’écoutes sont sympa pour approfondir le background, mais les dialogues et les quelques choix qui en découlent n’ont presque aucun impact sur le scénario. Les missions sont linéaires, et les quatre portes/chemins alternatifs se finiront 20 mètres plus loin par un cul-de-sac, vous demandant dès lors de faire demi tour.  Mais malgré tout ça, les musiques et l’ambiance en général nous transportent dans les années 60, ce qui fait que les 10-15 heures demandés pour boucler le jeu passent très rapidement.

The Bureau : XCOM Declassified a un potentiel énorme. Mais un potentiel que l’on sent bien vite sous exploité. L’équipe derrière le projet a tout de même l’excuse d’un développement tourmenté. On sent que 2K Marin s’est appliqué malgré tout. Le gameplay, soutenue par le BTT,  prend tout son sens à partir du moment où votre équipe possède quelques compétences. Mais son côté linéaire en rebutera certainement plus d’un. Les autres se laisseront tenter sans problème pour un titre que l’on trouve à moins de 20€.


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